Quand la nuit

A peine les yeux entrouverts
Que déjà cette construction infernale
Perturbant un dur éveil matinal
S’ébranle telle une machine de guerre

Les pensées s’enchaînent dans le chaos
Colère, peur, joie, tout se mélange
Et s’accrochant aux ailes d’un petit ange
Le moi tente de garder la tête hors de l’eau

La créativité sans limite se déchaîne
Scénarios improbables, suppositions terribles
Les comportements de l’autre, passés au crible
Déclenchent dans l’ego une terrible migraine

Sans raison aucune, tel un poison fictif
Un mal insidieux se propage dans toute l’âme
Du fond de l’abîme on entend des cris plaintifs
Tels des sirènes attirant l’être dans leurs flammes

Si rien n’est fait, pourriture galopante
Mauvais sentiments développés sans raison
Ils se transformeront de manière fulgurante
En cette horrible chose qu’est la dépression

Un grand rideau noir s’étalant sur l’esprit
Absorbant tout ce qu’il reste de lumière
Ami de l’ombre et frère de la nuit
Regardez-le ronger cette rose chair

Mais le courage ne peut pas mourir
Et la nuit ne doit jamais gagner
Au fond de soi, il y a ce sourire
Qui doit aider le moral à remonter
Et ce monde magnifique de refleurir
Pour que de nouveau soit colorée
Cette vie unique qu’il faut remplir
Pour enfin se sentir exister

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