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J’ai décidé de partir quand, tôt le matin,
Je voyais déjà poindre la nuit
Quand mes yeux remplis de chagrin
Haïrent soudain l’odeur de la pluie
Quand les chiffres défilant dans ma tête
Ribambelle habituelle de couleurs
Avec un ton réchauffant mon cœur
Perdirent soudain leurs habits de fête
Synesthésie mourante, écran noir
Marchant seul apeuré dans le monde
J’espérais encore chaque seconde
Trébucher sur un morceau d’espoir
L’hiver s’allongeait à l’infini
Le chant des oiseaux, devenu pâle
S’effaçait au fil de l’eau
Qui s’écoulait à une vitesse infernale
Sac sur l’épaule, baume au cœur
J’ai tout quitté sans réfléchir
Il était temps car mon bonheur
Au loin déjà semblait languir
Maintenant que je marche, seul et reposé
J’ai enfin retrouvé mon sourire
Et ce monde, que je croyais décimé
S’est tout à coup mis à refleurir

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