Alors vas-y, tente.

Une terrasse de café, une conversation :

« Qu’est-ce qui te retient ? Tu ne sauras jamais de toute façon si tu existes ou non, si tout n’est que simulation, création divine ou bien le résultat d’un pur hasard combiné à une évolution longue et laborieuse des espèces.

Peut-être sommes-nous les simples jouets d’un grand jeu dont nous n’avons pas conscience. Simples simulations élaborées par une intelligence vraiment supérieure dans un univers factice. Ou alors une création divine ex-nihilo, sensu stricto. Ou bien encore le résultat d’une combinaison d’événements peu probables mais qui sont quand même survenus ? Le saurons-nous un jour ? Est-il nécessaire de le savoir pour avancer sur ce chemin ?

Liberté absolue ? Cela n’existe pas. Tu n’as pas choisi de venir au monde, pas décidé de ton prénom, de tes parents, de ton éducation, et tu voudrais me faire croire que la liberté existe ? Tu ne contrôles rien, ni ton cœur ni tes pensées, tu ne sais même pas pourquoi tu veux ce que tu veux ou pourquoi ou tu as choisi ce que tu as choisi. Ne me parle pas de libre-arbitre. Allons. Sois raisonnable. Inconsciemment, tu es manipulé par le monde et les gens qui le composent. La survie oblige le cerveau à prendre voire fabriquer des raccourcis, et tu n’y peux rien. Evidemment tu pourrais t’asseoir et à chaque fois te demander ce qui t’a amené à faire telle ou telle chose, mais tu n’auras pas assez d’une vie pour en faire plus de 2.

Peut-être l’objectif de la simulation est-il de voir si tu arriveras à te sortir de pièges tendus par le programme et son créateur. Et si ce n’est pas le cas, alors rien ne t’empêche de simplement profiter du peu de temps conscient que l’Univers t’offre dans sa course dépourvue d’émotion, de but et de direction. Dans le second cas, soit tu vis une vie qui ne te correspond pas pour des raisons matérialistes édictées par une minorité de personnes aux intérêts douteux, soit tu décides de vivre en suivant tes envies et ton intuition. Evidemment les choix impliquent des conséquences. Prendre la mer c’est accepter de croiser des tempêtes mais aussi des vents favorables. Mais, à bien y regarder, soit tu te complais dans cette situation que tu abhorres et tu ne peux pas te plaindre, soit tu changes quelque chose. En changeant, il y a deux solutions : retour au point de départ avec une situation identiquement déplaisante, soit une évolution pour le meilleur. Donc il n’y a rien à perdre, dans le pire des cas, rien ne change, sachant que rien ne va déjà.

Alors vas-y, tente. »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s